La Loi sur le divorce : ce qu'elle est et comment elle s'applique au Québec

La Loi sur le divorce : ce qu'elle est et comment elle s'applique au Québec


Cette page explique ce qu'est la Loi sur le divorce, ce qu'elle régit, et comment elle s'applique au Québec — notamment comment elle interagit avec le Code civil du Québec et quand chaque loi s'applique à votre situation. Que vous envisagiez une séparation ou que vous traversiez déjà un divorce, comprendre le cadre juridique est la première étape.


Qu'est-ce que la Loi sur le divorce ?

La Loi sur le divorce est la loi fédérale du Canada régissant la dissolution légale du mariage. C'est la loi qui donne aux tribunaux canadiens l'autorité d'accorder un divorce, d'établir des arrangements parentaux, et d'ordonner une pension alimentaire pour enfants ou pour conjoint lorsqu'un mariage se désagrège. Parce que le mariage et le divorce relèvent de la juridiction exclusive du gouvernement fédéral en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867, la Loi sur le divorce s'applique uniformément dans chaque province et territoire du Canada — y compris le Québec.

L'article 91(26) de la Loi constitutionnelle de 1867 confère au Parlement la juridiction sur le « Mariage et le Divorce », ce qui signifie le statut juridique lui-même. En contraste, l'article 92(13) attribue aux provinces l'autorité sur les « Propriétés et les Droits civils dans la Province », et l'article 92(14) sur l'« Administration de la justice », ce qui est pourquoi les provinces gèrent les conséquences pratiques comme le partage des biens et les procédures judiciaires. En termes simples : le gouvernement fédéral décide si vous êtes marié ou divorcé, tandis que les provinces gèrent ce que cela signifie dans la vie réelle.

💡 Le saviez-vous ? Le Canada a rendu le divorce fédéral en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867 pour éviter un patchwork où vous pourriez être divorcé dans une province mais encore marié dans une autre. Les différences religieuses et régionales, particulièrement au Québec, rendaient important de garantir que le divorce existe uniformément dans tout le pays. Le résultat est un système national unique en vertu de la Loi sur le divorce qui assure un statut juridique cohérent partout.


Une loi fédérale, un contexte québécois

L'un des points de confusion les plus courants pour les Québécois qui traversent une séparation est de comprendre quelle loi s'applique. La réponse dépend de si vous êtes marié.

Si vous êtes marié : Votre divorce est régi par la Loi sur le divorce fédérale, peu importe où au Canada vous vivez. Au Québec, les procédures de divorce sont entendues devant la Cour supérieure, qui a compétence exclusive sur le divorce et tous les éléments qui en décourent — les arrangements parentaux, le soutien, et le partage de certains biens.

Si vous n'êtes pas marié : Si vous êtes dans une union de fait, la Loi sur le divorce ne s'applique pas à vous du tout. Vos droits et obligations sont régis plutôt par le Code civil du Québec et d'autres lois provinciales. Les recours en équité — comme l'enrichissement injustifié (enrichissement injustifié) en vertu des articles 1493-1496 du Code civil du Québec — peuvent toujours être accessibles aux conjoints de fait dans certaines circonstances, même si aucun régime automatique de soutien ou de partage des biens n'existe.

Une union civile (union civile) est une institution juridique québécoise spécifique, créée en 2002 et régie par les articles 521.1 à 521.19 du Code civil du Québec. Comme le mariage, c'est une union conjugale formelle avec des obligations juridiques — mais c'est une institution provinciale, dissoute par une procédure de dissolution plutôt que par un divorce, et la Loi sur le divorce ne s'applique pas à elle.

Ce partage fédéral-provincial n'est pas purement technique. Il a des conséquences réelles pour les droits et recours qui vous sont disponibles, notamment autour du partage des biens et du soutien. Chez Goldwater Droit, naviguer cette division est l'une des premières — et des plus importantes — questions que nous abordons avec chaque client marié au Québec. Comprendre quel cadre juridique régit votre situation détermine tout ce qui suit.

💡 Le saviez-vous ? Le Tribunal unifié de la famille (Tribunal unifié de la famille — TUF) du Québec a été établi par le projet de loi 91 en novembre 2023 et est entré en vigueur le 30 juin 2025. La réforme a été façonnée en partie par un débat soutenu suivant la décision historique de la Cour suprême du Canada en 2013 dans Québec (Procureur général) c. A — un jugement historique sur les droits des conjoints de fait auquel Goldwater Droit a joué un rôle direct. Le TUF entend les litiges en matière familiale relevant de la juridiction provinciale. Les litiges régis par la Loi sur le divorce demeurent devant la Cour supérieure.

Un défi constitutionnel au TUF

En 2025, Anne-France Goldwater, associée fondatrice de Goldwater Droit, a déposé un défi constitutionnel au Tribunal unifié de la famille. Le défi allègue que certains aspects du nouveau régime violent la Charte canadienne des droits et libertés et transfèrent de façon inappropriée la compétence loin de la Cour supérieure du Québec — une cour dont la compétence fondamentale est protégée constitutionnellement.

La substance du défi se rapporte à une question qui importe à chaque litigant en droit de la famille au Québec : quel tribunal a l'autorité de trancher votre cause, et si un tribunal spécialisé créé par la loi peut constitutionnellement déplacer la compétence inhérente de la Cour supérieure sur les litiges en matière familiale. Cette question n'est pas encore résolue.

Ce défi est en cours en avril 2026. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure que les procédures évoluent.


Ce que régit la Loi sur le divorce

La Loi sur le divorce aborde quatre domaines fondamentaux lorsqu'un mariage se désagrège :

Motifs de divorce

Il n'y a qu'un seul motif juridique de divorce au Canada : la rupture du mariage. Cela peut être établi de trois façons :

  • La séparation depuis au moins un an — le motif le plus courant, et la seule option sans culpabilité. Vous n'avez pas besoin de prouver une faute, et vous pouvez commencer la procédure de divorce avant l'expiration de l'année, pourvu que vous ayez été séparé pendant l'année complète au moment où le divorce est accordé — y compris lorsque vous avez habité séparé dans le même logement.
  • L'adultère — un motif fondé sur la culpabilité qui exige une preuve, bien qu'une admission de l'autre conjoint suffise généralement.
  • La cruauté physique ou mentale — une conduite qui rend la cohabitation intolérable. Ce motif exige une preuve et est assujetti au pouvoir discrétionnaire du tribunal.

La grande majorité des divorces au Québec procèdent sur la base de la séparation d'un an. Les motifs fondés sur la culpabilité sont relativement rares et comportent des fardeaux probatoires importants.

⚠️ Prouver l'adultère ou la cruauté n'affecte pas le soutien, le partage des biens, ou ne vous entitle à une compensation supplémentaire. Cela établit seulement un motif de divorce et peut vous permettre d'éviter la période d'un an de séparation.

Ordonnances parentales

Depuis les modifications historiques de 2021, la Loi sur le divorce utilise le langage du temps parental et de la responsabilité décisionnelle plutôt que les anciens termes « garde » et « accès ». Ce changement reflète un principe plus large : le cadre est structuré autour des besoins de l'enfant plutôt que des droits parentaux, sans présomption favorisant un arrangement parental particulier.

Les tribunaux doivent appliquer l'intérêt supérieur de l'enfant comme le seul facteur déterminant lors de la résolution de litiges parentaux en vertu de la Loi (le même principe s'applique aux enfants de parents non mariés, selon l'article 33 du Code civil du Québec). Les modifications de 2021 ont introduit des critères explicites — y compris le patrimoine culturel, linguistique et spirituel de l'enfant — et pour la première fois ont dirigé les tribunaux à considérer la violence familiale et son impact sur l'enfant et sur la capacité de chaque parent à pourvoir à ses soins.

💡 Le saviez-vous ? Le passage de « garde et accès » à « temps parental et responsabilité décisionnelle » reflète un changement fondamental dans la façon que la jurisprudence familiale canadienne voit les enfants et les rôles parentaux. L'ancien langage suggérait qu'un parent « gagnait » l'enfant ; le nouveau langage demande : comment les deux parents partagent-ils le temps et la responsabilité ? Ce changement terminologique, adopté en 2021, signale un mouvement loin des litiges familiaux à somme nulle vers des cadres de coparentalité collaboratifs chaque fois que possible.

⚠️ Depuis les modifications de 2021, un parent qui souhaite se réinstaller avec un enfant — que ce soit à travers la ville ou à travers le pays — doit donner un préavis écrit formel à l'autre parent en vertu de l'article 16.9 de la Loi sur le divorce. Les règles changent le fardeau de la preuve selon l'arrangement parental actuel. Les litiges en matière de réinstallation sont parmi les plus complexes et les plus chargés sur le plan émotif en droit de la famille, et les résultats sont hautement spécifiques aux faits.

Pension alimentaire pour enfants

La Loi sur le divorce intègre les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, calculant la pension alimentaire pour enfants de base à partir du revenu du parent payeur et du nombre d'enfants. En vertu des articles 585 à 587.3 du Code civil du Québec, le Québec calcule la pension de base à partir des revenus des deux parents et applique ses propres lignes directrices distinctes (voir le Règlement sur la détermination de la pension alimentaire pour enfants) lorsque l'enfant y réside, sauf pour les parents mariés où l'un habite à l'extérieur du Québec (déclenchant les tables fédérales).

Résidence de l'enfantÉtat matrimonialEmplacements des parentsLignes directrices utilisées
QuébecNon mariéN'importe oùQuébec
QuébecMariéLes deux au QuébecQuébec
QuébecMariéUn à l'extérieur du QuébecFédéral
À l'extérieur du QuébecN'importe quelN'importe oùFédéral

💡 Le saviez-vous ? Les lignes directrices québécoises sur la pension alimentaire pour enfants calculent la pension en fonction des revenus des deux parents, pas seulement celui du payeur. Ce modèle de « responsabilité partagée » reconnaît que les deux parents contribuent financièrement à leurs enfants. En contraste, les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants utilisent le revenu du payeur comme point de départ, bien que les tribunaux puissent s'ajuster pour les moyens des deux parents. Cette différence peut entraîner des montants de pension alimentaire considérablement différents selon la ligne directrice qui s'applique.

⚠️ L'obligation d'un parent de soutenir financièrement leur enfant ne prend pas fin automatiquement à 18 ans. En vertu de l'article 15.1 de la Loi sur le divorce, la pension alimentaire pour enfants peut continuer pour les enfants adultes qui demeurent incapables d'atteindre l'indépendance financière — le plus couramment en raison des études postsecondaires, de la maladie ou de l'invalidité. La même obligation existe en vertu du Code civil du Québec pour les parents non mariés.

Pension alimentaire pour conjoint

La Loi sur le divorce prévoit une pension alimentaire pour conjoint — un soutien financier d'un ancien conjoint à l'autre — où une obligation compensatoire ou fondée sur les besoins existe. Contrairement à la pension alimentaire pour enfants, il n'existe pas de formule fixe pour la pension alimentaire pour conjoint en vertu de la loi fédérale ; les tribunaux exercent un pouvoir discrétionnaire guidé par les objectifs et les facteurs énoncés dans la Loi, et les praticiens font parfois référence aux Lignes directrices sur les pensions alimentaires pour conjoint (LDJPAC) comme cadre, bien que celles-ci ne soient pas contraignantes.

⚠️ La pension alimentaire périodique — versée en versements réguliers — est la forme la plus courante et est déductible d'impôt pour le payeur et un revenu imposable pour le bénéficiaire en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu fédérale. Cela ne s'applique pas aux paiements de pension alimentaire forfaitaire, qui ne sont ni déductibles ni imposables. Cette distinction a des conséquences financières réelles lors de la négociation des arrangements de soutien, et est l'une des raisons pour lesquelles la structure d'un règlement importe tout autant que les montants.


Comment la Loi sur le divorce a évolué

La Loi sur le divorce moderne date de 1968, quand le Canada a d'abord promulgué une loi uniforme nationale sur le divorce remplaçant un système fragmenté fondé sur la culpabilité. Les jalons clés incluent :

  • 1968 — Introduction de la première loi uniforme fédérale sur le divorce moderne, remplaçant le système antérieur de pétition au Sénat qui avait laissé le Québec avec pratiquement aucun mécanisme de divorce civil.
  • 1985 — Introduction du divorce sans culpabilité fondé sur la rupture du mariage (y compris la séparation d'un an), et formalisation des cadres de soutien pour conjoint et enfants.
  • 1990 — Protections ajoutées pour les conjoints dans les mariages religieux, abordant les situations où un conjoint refuse un divorce religieux (get ou talaq) comme levier.
  • 1997 — Mise en œuvre des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, standardisant la pension alimentaire pour enfants partout au Canada et supprimant la dépendance antérieure au pouvoir discrétionnaire des conjoints dans la détermination des montants appropriés.
  • 2005 — La Loi sur le divorce a été modifiée — remplaçant « mari et femme » par « conjoint » — pour refléter la Loi sur le mariage civil, qui a étendu le mariage civil aux couples de même sexe. C'est un domaine dans lequel Goldwater Droit a joué un rôle précoce et direct.
  • 2021 — L'refonte la plus importante depuis des décennies. Les modifications ont remplacé le langage de garde et accès par le temps parental et la responsabilité décisionnelle, codifié les facteurs d'intérêt supérieur pour la première fois, introduit des dispositions explicites abordant la violence familiale, et ajouté de nouvelles règles régissant la réinstallation — l'un des domaines les plus litigieux du droit de la famille.

Les modifications de 2021 représentent le cadre régisseur actuel et sont la version de la Loi qui est en vigueur aujourd'hui.

💡 Le saviez-vous ? Avant 1968, le Canada n'avait pas de loi uniforme fédérale sur le divorce. Au Québec — où l'Église catholique exerçait une forte influence sur la vie civile — il n'existait effectivement aucun mécanisme de divorce civil du tout. Les Québécois qui voulaient un divorce légal devaient pétitionner le Sénat du Canada pour une loi privée du Parlement, un processus coûteux et humiliant accessible seulement aux riches. La Loi sur le divorce de 1968 a mis fin à cela, garantissant pour la première fois que chaque Canadien avait accès au divorce civil peu importe la province ou la religion.


La Loi sur le divorce c. le Code civil du Québec

Pour toute personne naviguant une séparation au Québec, comprendre la limite entre ces deux lois est essentiel.

Loi sur le divorceCode civil du Québec
À qui elle s'appliqueConjoints mariésCouples de fait / conjoints de fait, dissolutions d'unions civiles, parents non mariés
JuridictionFédéralProvincial
TribunalCour supérieureCour du Québec (Tribunal unifié de la famille)
Formule de pension alimentaire pour enfantsLignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (sauf si les deux conjoints vivent au Québec)Lignes directrices québécoises sur les pensions alimentaires pour enfants
Partage des biensNe s'applique pasS'applique les règles du patrimoine familial et des [régimes matrimoniaux](h(https://canlii.ca/t/1b6h#CHAPITRE_CINQUIEME_DES_REGIMES_MATRIMONIAUX_664998).

En pratique, un couple marié divorçant au Québec trouvera souvent que sa cause implique les deux lois simultanément — la Loi sur le divorce pour le divorce lui-même et les ordonnances parentales et de soutien, et le Code civil pour le partage du patrimoine familial et du régime matrimonial. Ce chevauchement est l'une des raisons pour lesquelles le droit de la famille québécois est parmi les plus complexes au Canada, et pourquoi la représentation juridique importe.

💡 Le saviez-vous ? À partir de juin 2025, le Tribunal unifié de la famille (TUF) du Québec consolide la plupart des litiges en matière familiale relatifs aux couples non mariés et de fait avec enfants devant une seule division spécialisée de la Cour du Québec en vertu de la nouvelle juridiction provinciale. Les litiges régis par la Loi sur le divorce demeurent devant la Cour supérieure. La portée et la validité constitutionnelle du TUF font actuellement l'objet d'un litige en cours par Goldwater Droit.


Questions fréquemment posées

La Loi sur le divorce s'applique-t-elle au Québec ?

Oui. Parce que le mariage et le divorce relèvent de la juridiction exclusive du gouvernement fédéral en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867, la Loi sur le divorce s'applique uniformément dans toutes les provinces et tous les territoires — y compris le Québec. Si vous êtes marié, votre divorce est régi par la loi fédérale peu importe où au Canada vous vivez.

La Loi sur le divorce s'applique-t-elle aux couples de fait ?

Non. La Loi sur le divorce s'applique seulement aux conjoints légalement mariés. Si vous êtes dans une union de fait au Québec, vos droits et obligations sont régis par le Code civil du Québec et d'autres lois provinciales. À partir de juin 2025, les couples de fait avec un enfant commun peuvent également avoir des droits en vertu du cadre d'union parentale établi par le Code civil.

Quels motifs de divorce existent au Canada ?

Il n'y a qu'un seul motif juridique de divorce : la rupture du mariage. Cela est le plus couramment établi par une année de séparation. Des motifs fondés sur la culpabilité — l'adultère et la cruauté physique ou mentale — existent aussi mais sont rarement utilisés et comportent des fardeaux probatoires importants. La grande majorité des divorces procèdent sans contestation sur la base du motif de séparation d'un an.

Puis-je commencer la procédure de divorce avant l'expiration de la période d'un an de séparation ?

Oui. Vous pouvez demander le divorce avant l'expiration de l'année, pourvu que vous ayez été séparé pendant l'année complète au moment où le divorce est effectivement accordé. C'est une pratique courante au Québec et permet aux couples de commencer le travail procédural — négocier les arrangements parentaux, le soutien, et le partage des biens — tandis que le minuteur d'un an continue à fonctionner.

Quelle est la différence entre la Loi sur le divorce et le Code civil du Québec ?

La Loi sur le divorce est la loi fédérale régissant les conjoints mariés — elle couvre le divorce lui-même, les arrangements parentaux, et la pension alimentaire pour enfants et conjoint. Le Code civil du Québec est la loi provinciale régissant les couples de fait, les dissolutions d'unions civiles, et les parents non mariés. En pratique, un couple marié divorçant au Québec aura souvent affaire aux deux lois simultanément : la loi fédérale pour le divorce et le soutien, la loi provinciale pour le partage des biens et le patrimoine familial.

Qu'est-il arrivé à « garde » et « accès » en vertu de la Loi sur le divorce ?

Suite aux modifications de 2021, la Loi sur le divorce a remplacé « garde » et « accès » par le temps parental et la responsabilité décisionnelle. Le changement est plus que terminologique. Les modifications ont également codifié, pour la première fois, les facteurs explicites que les tribunaux doivent peser dans la détermination de l'intérêt supérieur de l'enfant — y compris le patrimoine culturel, linguistique et spirituel de l'enfant — introduit des dispositions contraignantes exigeant que les tribunaux considèrent la violence familiale et son impact sur l'enfant et sur la capacité de chaque parent à pourvoir à ses soins, et établi un nouveau cadre juridique régissant la réinstallation. Ensemble, ceux-ci représentent la refonte la plus importante des dispositions parentales de la Loi de son histoire.

La pension alimentaire pour enfants prend-elle fin à 18 ans ?

Pas automatiquement. En vertu de la Loi sur le divorce, la pension alimentaire pour enfants peut continuer pour les enfants adultes qui demeurent incapables d'atteindre l'indépendance financière — le plus couramment en raison des études postsecondaires, de la maladie ou de l'invalidité.

Ai-je besoin d'un avocat pour demander le divorce au Québec ?

Bien que vous puissiez demander le divorce sans avocat, avoir une représentation juridique est fortement conseillé, particulièrement si les arrangements parentaux, le soutien, ou les biens sont en litige. Les procédures de divorce impliquent du droit fédéral et provincial complexe, des délais procéduraux serrés, et des conséquences à long terme pour votre situation financière et familiale. Un avocat en droit de la famille qualifié peut vous aider à protéger vos droits et vos intérêts.


Parlez avec un avocat en droit de la famille

La ligne entre la loi fédérale et provinciale n'est pas toujours évidente, et se tromper tôt peut limiter vos options plus tard. Que vous tentiez de comprendre quelle loi régit votre situation, naviguer un litige parental, ou faire face à une question de soutien ou de biens, notre équipe peut vous aider à trouver de la clarté.

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Ressources officielles

Texte complet de la Loi sur le divorce

Ressources du gouvernement du Québec


Cette page fournit des informations juridiques générales sur la Loi sur le divorce et n'est pas un conseil juridique. Chaque situation est différente. Si vous avez des questions sur la façon dont cette loi s'applique à votre situation, consultez un avocat en droit de la famille qualifié.

Rédigé et révisé par Émylia Morin

Publié le 1 avril 2026

Dernière révision 1 avril 2026

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