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title: "Something Fierce rend enfin Canada Reads intéressant ✦ Goldwater Droit"
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  "og:description": "Ottawa Citizen couvre la controverse de Canada Reads déclenchée par les remarques d'Anne-France Goldwater sur le mémoire Something Fierce de Carmen Aguirre."
  "og:title": "Something Fierce rend enfin Canada Reads intéressant"
  description: "Ottawa Citizen couvre la controverse de Canada Reads déclenchée par les remarques d'Anne-France Goldwater sur le mémoire Something Fierce de Carmen Aguirre."
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# Something Fierce rend enfin Canada Reads intéressant

**Ottawa Citizen**

8 février 2012

4 min de lecture

[Media](https://goldwaterdroit.com/fr/nouvelles?category=media)

[Ottawa Citizen](https://web.archive.org/web/20120213145629/http://blogs.ottawacitizen.com/2012/02/08/something-fierce-makes-canada-reads-interesting-for-once-and-the-contentious-author-carmen-aguirre-is-now-in-ottawa/)

L'une des autrices au cœur d'une vilaine querelle entourant le concours Canada Reads de la CBC est maintenant à Ottawa, où elle présente une pièce fondée sur son livre controversé.

Carmen Aguirre présente son spectacle solo au Great Canadian Theatre Company jusqu'au 12 février. La pièce s'inspire en partie de son mémoire _Something Fierce – Memoirs of a Revolutionary Daughter_, récit de son adolescence au sein du mouvement de résistance au Chili. Cette semaine, le livre a insufflé une agitation inattendue et bienvenue au concours littéraire autrement trop policé de la radio de CBC.

À _Canada Reads_, une poignée de célébrités défend chacune un livre que nous devrions tous lire. Chaque célébrité attaque les autres livres dans l'espoir que le livre qu'elle représente ne soit pas éliminé.

L'une des panélistes est Anne-France Goldwater, une avocate montréalaise qui anime l'émission _L'Arbitre_. Goldwater a démoli le livre d'Aguirre et a déclaré : « Carmen Aguirre est une fichue terroriste. Comment nous l'avons laissée entrer au Canada, je ne comprends pas. »

Eh bien, sacrebleu! Dans le monde hypocritement poli des discussions littéraires canadiennes, une opinion aussi franche ne passe pas. Les propos ont suscité l'indignation habituelle, des demandes de rétractation, etc., avec d'inquiétantes allusions à la « diffamation » et à la « calomnie » (même si, il faut le noter, cela ne venait pas d'Aguirre, qui à ma connaissance n'a pas commenté publiquement l'affaire). Goldwater, que Dieu la bénisse, ne s'est pas rétractée et a déclaré à _The Globe and Mail_ : « Cela fait partie de la vie au Canada. Si vous publiez votre livre, s'il est choisi pour faire l'objet d'un débat – car c'est bien de cela qu'il s'agit, un débat littéraire – vous êtes libre de retirer votre livre... Dans ce pays, il y a une tolérance pour la divergence d'opinions, et si quelqu'un n'adhère tout simplement pas à votre histoire, il n'y adhère pas. »

Je n'ai pas lu le livre d'Aguirre, donc je n'ai aucun moyen d'évaluer la véracité de son mémoire, ni de décider si elle est ou non une « terroriste ». Mais ce n'est pas la question : la question, c'est que Goldwater a lu le livre, et que cette lecture l'a menée à son opinion, que les sophistes du milieu littéraire aiment cela ou non.

Les commentaires de Goldwater ne nuisent en rien au livre d'Aguirre, qui est maintenant, sans aucun doute, connu d'un bien plus grand nombre de lecteurs potentiels qu'avant que Goldwater n'apporte une étincelle de vie à l'atmosphère autosatisfaite et fermée qui définit _Canada Reads_. J'ose croire qu'Aguirre, après avoir combattu et survécu à un gouvernement violemment oppressif dans son pays d'origine, comprend la valeur de la liberté d'expression, même lorsque cette liberté n'est pas flatteuse à son égard.

Les amateurs de théâtre d'Ottawa peuvent entrevoir des pans de son mémoire et de sa vie dans Blue Box, présenté dans le cadre du festival Undercurrents du GCTC jusqu'au dimanche 12 février. J'ai appelé le guichet à 11 h 25 mercredi et on m'a indiqué qu'il restait encore des billets pour toutes les représentations – même si les ventes ont effectivement augmenté au cours des derniers jours à mesure que le scandale entourant Canada Reads prenait de l'ampleur. La pièce poursuivra ensuite sa tournée à Vancouver, Toronto, Victoria et Calgary.

« C'est une histoire de terreur, de romance et d'abandon, dit avec enthousiasme la page Web du GCTC, qui nous transporte des dangereux cols de montagne du Chili aux périlleuses montagnes russes d'Hollywood; d'une ardente histoire d'amour avec une vedette de télévision à une passion révolutionnaire visant à transformer toute une nation. »

Cela ressemble davantage à du sensationnalisme qu'à du terrorisme, mais je ne voudrais pas paraître impoli.

Peter Simpson est rédacteur culturel en chef pour _The Ottawa Citizen_, où il écrit sur les arts visuels, la musique, les livres, le cinéma et les arts et spectacles dans la capitale du Canada.

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