Des consultations publiques sur les impacts du projet de loi 96 du Québec, la mise à jour de la législation linguistique, se tiennent cette semaine à l'initiative du Quebec Community Groups Network (QCGN). Me Goldwater figurait parmi les premiers intervenants et a déclaré à l'organisme de défense des droits des anglophones que la province traverse un moment politique sans précédent.
« Je ne saurais trop insister sur l'importance de cet exercice aujourd'hui », a déclaré Me Goldwater. « Le gouvernement du Québec utilise un langage doux pour promouvoir le projet de loi 96... Certains d'entre nous ont lu le projet de loi. Et nous comprenons que ces mots doux masquent une dure réalité : la restriction systémique ou l'élimination des droits de toutes les personnes — ou peuples — qui parlent une langue autre que le français. Les anglophones, bien sûr, mais aussi ceux qui parlent le mandarin, l'espagnol, l'allemand… »
Prônant la promotion de la Charte canadienne des droits et libertés au Québec, Me Goldwater a souligné que le Canada est une société bijuridique et que des droits fondamentaux relatifs aux langues anglaise et française sont garantis de façon permanente par la Charte. Le Manitoba, par exemple, a été contraint au milieu des années 1980 de traduire l'ensemble de ses lois de l'anglais vers le français.
« Adopter une loi dans une seule langue », a-t-elle expliqué, « contrevient à l'égalité de l'anglais et du français garantie par la Charte. »
Pour en savoir plus sur les activités du QCGN relativement à la législation linguistique au Québec, consultez la page de ressources sur le projet de loi 96 de l'organisme.
